mercredi 9 février 2011

Mission Maripasoula

Bonjour,

La semaine dernière, grâce au boulot, j'ai pu découvrir la ville de Maripasoula.En effet, notre centre se déplace 2 jours par semaine là bas afin de venir en aide aux malvoyants et non-voyants de cette ville. (ville ou village, environ 1000 habitants).
A chaque mission, il y a un binôme de soignant qui part, il y a donc un roulement et la psychomotricienne chargée de cette mission, Audrey, y va 1 à 2 fois par mois.
Je l'ai donc suivi sur 2 jours afin de voir comment elle travaillait là-bas, avec quels moyens, comment était la population, ect..
Élise, assistance sociale était également avec nous. C'est 2 filles avec qui je m'entends très bien donc ça a rendu la mission-boulot, en mission-touristique entre copines..

C'est nous qui nous déplaçons car Maripa est accessible par avion ou pirogue uniquement, il n'y a pas de route qui y conduit. C'est une ville le long du fleuve Maroni, en face du Surinam.
La population est essentiellement représentée par les Bushinengués, descendant des esclaves noirs de la Guyanes hollandaises (Guyana et Surinam), qui se sont enfuis dans la foret pour échapper à leurs minables conditions de vie.
Du coup, ils parlent tous l'aloukou, une sorte de créole-anglais-hollandais.Tout le monde parle également le français, à des niveaux différents.La plupart des enfants que l'on suit parle assez mal français, ce qui rend la communication parfois compliquée.

Mais en ce qui concerne, la psychomotricité, c'est super intéressant car le corps devient alors le meilleur moyen pour communiquer et entrer en relation avec l'autre. On est en plein cœur de notre profession. Et puis, si vraiment on ne se comprend pas, il y a toujours une sœur, un frère, la maitresse, pour servir de traducteur.

Du coup, on se retrouve à nous-mêmes parler un franco-anglo-créole, c'est assez comique. Certains mots d'aloukou sont très proches de l'anglais donc assez facilement reconnaissables. Comme s'ils avaient juste rajouter un « i » à la fin des mots. Petits exemples :
Un ballon : balli
prendre : taki
donne-moi ; gimmi
pied : footi
qui a gagné : who winni
j'adore, ça me fait trop rigoler!!
Bref, j'ai trouvé cela super chouette d'apprendre quelques mots, grâce aux enfants, et de jongler entre le corps et la parole pour essayer de se comprendre.

Après, le soin psychomoteur est vraiment très différent et surtout très loin de ce que j'ai pu apprendre dans les livres et sur les bancs de l'école. Il faut alors réussir à déconstruire tout cet enseignement carré et cadré, pour s'adapter à chaque situation nouvelle et pouvoir proposer un soin intéressant, avec les moyens du bords..
Parfois, les séances ne peuvent se faire que sous un arbre, dehors, ou au milieu du salon.
Et dans ce genre de lieu, quand tu sors un ballon ou 2-3 jeux psychomot, tu as tous les gosses du coins qui débarquent. C'est assez cocasse.
C'est loin de l'idée que je me fais du métier mais c'est très intéressant et surtout vraiment bien que ces enfants, adultes, aient accès à nos services, même si ceux-là sont irréguliers. Nous faisons ce que nous pouvons avec notre petite valise de matériel et surtout des idées dans la tête.
Si ma collègue Audrey part, je serais affectée à cette mission et c'est vrai que ça me plairait carrément.
Ça fait un peu mission d'urgence mais c'est top.

Pour se rendre là-bas, on prend un mini avion de 20 places et survolons la foret. il n'y a pas de cabine du pilote, je m'installe au premier rang et j'ai limite les pieds sur le fauteuil du pilote!

C'est impressionnant, magnifique, majestueux. Les petites rivières font comme des serpents et ondulent au milieu de cet immense brocoli. Je suis comme une gosse, à regarder par le mini-hublot et me sens d'un coup toute petite en surplombant ce désert vert. Je vois la miniscule ombre de l'avion sur la fôret, c'est beau..

Arrivée à Maripa, on récupère une voiture dans le mini aéroport, qui n'est ni plus ni moins un pré-fabriqué, et allons déposer nos affaires à l'hôtel. L'hôtel, chez Richard Gras et très agréable, ce sont des petits bungalows le long du fleuve, en bois, très joli.
Midi pause déjeuner et une fois la journée finie : petit jus de fruit à l'hôtel avant de ressortir diner.

Il est parfois difficile de se rappeler qu'on est là pour le boulot et pas en WE. Enfin, je pense qu'au bout de quelques missions je m'y habituerais mais c'est vrai que là, j'avais un peu de mal à me mettre dans l'ambiance travail!

Maripasoula n'a rien à voir avec Cayenne, peu d'habitants mais assez étalée. 2 routes en dur, le reste en piste.
Comme il est difficile de sortir cette ville, il y règne une atmosphère particulière où les gens paraissent s'ennuyer, attendre que le temps passent. Ils occupent la majorité de leur temps à boire et l'autre à aller voir les prostitués de l'autre coté du Maroni, au Surinam. Comme ils vivent un peu en vase clos, il y a beaucoup de consanguinité.
Et au milieu de tout ça, on trouve les orpailleurs illégaux et les militaires qui les pourchassent.
Étrange ambiance régnant dans cette ville où la chaleur et l'humidité rajoutent un côté poisseux et moite à des mentalités parfois légèrement malsaines.
C'est d'ailleurs en parti à cause des "métros" que règne ce climat en peu glauque.
les bushi, ou noirs-marrons, ont une histoire très complexe dans laquelle je vais me plonger afin de mieux la comprendre.
Cette expérience a été vraiment très intéressante et m'a mis l'eau à la bouche. J'ai très envie de prendre la suite d'Audrey, mais pour le moment ce n'est pas à l'ordre du jour.
Voici quelques photos :


Mon copain le pilote

Vu sur la superbe forêt


En arrivant à Saül, où nous avons fait escale avant Maripa


Au dégrade de Maripa, le long du Maroni, vu sur le Surinam


Essentielles Pirogues pour se déplacer


En face, le Surinam



Notez, le petit arc-en-ciel qui part du fleuve!! 







 Quand les tracteurs restent trop longtemps sans bouger...




Petites cahutes sur le bord de la route, en général chez de gens, où l'ont peut boire et manger un bout




photos de l'hotel où on est logé à chaque fois :
Ma chambre d'hotel



Vu de ma chambre d'hotel, chez Richard




Vol retour :



 audrey, ma collègue psychomot






lundi 31 janvier 2011

Fête Funk à Apatou

En Guyane, la vie culturelle et musicale n'est pas hyper développée alors quand une fête se dessine, on y va, même si pour cela, on doit traverser la guyane!
C'est donc ce que nous avons fait avec 4 copains. La fête se déroulait à Apatou (ville de 1000 âmes à tout cassé), le lond du fleuve maroni, à la frontière du Surinam. Donc, 700 km allez/ retour, pour aller à une soirée "Funk", déguisée!!
La fête était organisée par une sorte de collectif d'Apatou qui, une fois par an, organise un gros évènement (enfin, tout est relatif, il faut replacer "gros" dans le contexte guyanais!!)
Du coup, il y avait du monde d'un peu partout mais essentiellement de St Laurent, ville à 75 km d'Apatou. Il n'y a que moi pour réussir à motiver des gens d'aller faire la fête un soir à 350 km de cayenne.
Nous avons donc bien festoyé, avec nos perruques sur la tête, peu dormi et le reveil s'est fait au son de la fête qui, à 8h du matin, battait encore son plein!

Dimanche, nous nous sommes arrêtés pour une petite baignade dans une crique, puis déjeuner à St Laurent, ville deserte un dimanche à midi.

Je suis revenue épuisée de ce bon WE, mais ravie. De plus, je n'étais jamais allée aussi loin, jusqu'au fleuve, donc j'ai découvert une forêt encore différente et des villes surprenantes..

Voici qqs photos de ma tête et de mes copains


Anaïs (copine psychomot) et Moi


de gauche à droite : Anaïs, Seb (mon colloc), Antoine (colloc d'Anaïs) et Lorène (pote de boulot)
Bière Parbo, surinamaise (parbo = paramaribo, capital du surinam), ma meilleure amie!

Notre chambre, moustiquaire englobant le hamac, saison des pluies oblige!








façade du dancing!

Et pour finir, quelques photos de ma nouvelle maison :




ma chambre à gauche.. dur..


Voilà! et bonne année!

jeudi 30 décembre 2010

Camp Cariacou

Premier Noël au chaud : verdict : au top !
Cette année, comme j’ai été très sage, le père noël guyanais (il se déplace en pirogue et est vêtu uniquement d'un short et d'une paire de tong!) a décidé de m’offrir un séjour de 2 jours  en plein milieu de la forêt, au camp cariacou (cariacou = la plus petite biche que l’on trouve en Guyane).
C’est un camp où l’on va uniquement en groupe, 15 personnes maximum. Il se trouve sur un affluent du fleuve Kourou, à une heure de pirogue d’un débarcadère, lui-même paumé au bout d’une route. Je suis partie seule, j’avais envie de sortir de la ville et d’aller dans un endroit ressourçant. J’ai eu de la chance car nous n’étions pas nombreux et les autres personnes étaient toutes très sympas. Ils vivent tous ici depuis longtemps et une fois de plus, je me suis régalée à les entendre me raconter leurs périples en Guyane, à travers jungle et fleuve.
Le guide, Louis, un amérindien du fleuve, 45 ans, mais sans toutes ses dents, nous attend au dégrade (c’est ainsi que l’on nomme les débarcadères), tout le monde grimpe dans la pirogue et direction le paradis.
Le camp est magnifique, d’un calme absolu où les seuls bruits sont ceux de la nature. Ainsi, j’ai pu dormir aux chants des singes hurleurs, des grenouilles, de multiples oiseaux nocturnes.
il est composé de différents carbets : chambres



Salle à manger :


Cuisine : tout est cuit au feu de bois car il n'y a pas l'electricité sur le camp




Salon du soir, où boire du rhum et se laisser aller





sanitaires avec douche à ciel ouvert




Petit bassin pour faire trempette





Vues globales















Au programme : balades en foret, canoé, baignade, initiation à la faune et flore, nocturne et diurne, tir à l'arc, pêche.. bref, la vie simplement.
Louis connait la forêt et les fleuves comme sa poche et nous a fait partager son savoir. Il  marche pieds nus, dans la forêt grouillant de bêtes, d’épines, et défriche un chemin  à la machette comme personne. Il a été guide dans de multiples endroits en guyane et en connait donc un rayon. Il nous appris à faire de nombreuses choses avec les feuilles de palmiers, type sac à dos, objets de décos, vanneries. J’ai aussi appris comment récolter les cœurs de palmiers, comment les préparer et nous avons pu les déguster à l'apéro !



Entre deux excursions, j’ai pu apprécier la fraicheur de l’eau de la rivière, j'ai appris à tirer à l'arc, et me suis laissée bercer par mon meilleur ami le hamac pour de petits moments introspectifs, bilan de fin d'année!! enfin surtout pour me reposer..
 Le rythme du séjour était évidemment ponctué d'apéros Ti-punch midi et soir, accoudés au bar,

 les fabuleux repas et bien entendu, le rhum vieux, servi dans le coin salon du camp, après une promenade en pirogue nocturne.



 Le cuisinier nous a préparés des mets Saramacas (Surinam), tous aussi délicieux les uns que les autres. A chaque repas, c’était un véritable festin, minimum 8 plats, moi qui n’avais pas encore assez mangé en ces périodes de fêtes, j’ai été servie ! Nous prenons nos repas tous ensemble sous la grande salle à manger et une fois de plus, c'est l'occasion de bien rigoler, de rencontrer de nouvelles personnes et de récuperer les meilleurs adresses pour mes  prochains visiteurs!!
Après une bonne journée de découverte, un bon dîner et quelques rhums, j'ai pu aller dormir sereinement dans mon hamac. Le but étant de boire le plus de rhum possible afin de ne pas entendre les ronfleurs.
Le soir, comme il n'y a pas d'éléctricité, c'est éclairage à la bougie et aux lampes à huile. Cela donne un caractère magique et atemporel, à ce lieu déjà merveilleux.

Pour arriver jusqu'au camp, il nous a fallut parcourir un bout du fleuve Kourou. J'adore les déplacements en pirogue, je me laisse porter par les fleuves, toujours très calmes, de vrais mers d'huile. C'est aussi toujours l'occasion de croiser quelques caïmans, serpents et autres bestioles symphatiques. Les guides ont toujours l'oeil très avisé car de très loin, ils arrivent à reperer toutes sortes de curiosités à nous faire découvrir.





Arrivée au camp :





Je reviens de ce WE au vert ravie et reposée, malgré les courtes nuits qu'impose de dormir en forêt.
C'est fou comme cet endroit fabuleux m'a permis de me déconnecter totalement de tout, j'ai eu le sentiment que le temps s'était arrêté et d'être partie 15 jours!

Je vous souhaite à tous une très belle nouvelle année. moi, en 2011 : je bronze!

je vous embrasse fort


dimanche 26 décembre 2010

Noël, suite et fin

Chers tous,
J’espère que les fêtes de Noël se déroulent bien, que les foies gras sont engloutis, que les huitres glissent, que les chapons battent de l’aile et que les multiples fruits déguisés, chocolats, dessert auront raison de votre foie.
Ici, il fait chaud, je passe Noël en jupette et sandalettes et ça, c’est la fête !
 Dur de réaliser qu’il s’agit de Noël et non d’une party entre amis mais le menu et les cadeaux ont réveillé en moi l’esprit de Noël !
J’ai donc passé Noël chez Elise une copine de boulot, nous étions 15.
Nous avions fait une grande et belle tablée, dehors, sur la terrasse, face à la piscine ! Les filles décoraient la table et préparaient le dîner pendant que les hommes commençaient le Barbecue ! Très original.
Au menu :
Apéro créole : petits boudins antillais et accras de morue et de crevette, arrosés de planteur, fait maison, délicieux.
Entrée française : Foie gras sur son lit de confit de figues et d’oignons.
                              Saumon fumé
Plat : mouton cuit à la broche accompagné d’un Tian (devinez qui était chargée de réaliser ce plat ?) et d’un gratin dauphinois
Plateau de fromage
Charlotte glacée au chocolat et rhum.
Comme vous le constatez, on ne s’est pas laissé aller et ce n’est pas le manque de la famille et des amis et qui allait nous couper l’appétit ! Au contraire, il faut manger pour compenser !
A minuit pile, on s’est offert nos petits cadeaux : chacun avait une personne à qui offrir un présent, c’était rigolo, on était tous surexcité !!
La soirée a donc été chaleureuse, gaie et bien arrosée. C’est vraiment super particulier de passer Noël au chaud, sans feux de cheminée, sans écharpe, sans nez qui coule et surtout sans famille. Mais pour autant, ça a été très chouette, on a bien ri, et j’étais ravi de passer Noël ici, différemment.
Je digère donc tranquillement tous ces fameux mets sur la plage et dans l’eau à 29°..  L’océan est très agité en ce moment, il y a les grandes marées et les plages sont méconnaissables de jour en jour. Les courants d’eau déplacent le sable, le repoussent, forment de nouvelle dunes, en font disparaitre certaines, c’est impressionnant. Du coup je me baigne moins car autant pour rentrer dans l’eau, il suffit de dépasser la barrière des vagues, mais pour sortir, c’est à chaque fois une grande mission car le courant trop fort m’empêche de sortir de l’eau et c’est un peu effrayant.  Je me baigne moins, je fais trempette, même si ce n’est pas évident à cause de la force des courants.
Je suis de nouveau en vacances et vais partir quelques jours toute seule me balader dans différents endroits. Vous aurez droit à des photos à mon retour.
Je vous souhaite de correctement poursuivre cette semaine de Noël où s’enchainent les repas, essayez toutefois de prendre le temps de digérer entre 2 !
Je vous embrasse.

mardi 7 décembre 2010

Noël en guyane

Noël approche et me rappelle une fois de plus combien tout est différent ici!

C'est assez génial car beaucoup de gens décorent leur maison de guirlandes, de sapins, de père Noël, de façon archi kitch bien entendu.. Mais voir des pères noël accrochés aux fenêtres ainsi que des pochoirs représentants des chalets enneigés perd un peu de son sens quand il fait 30° et que la majorité des gens n'ont jamais vu, ni touché la neige!!
J'adore!
De plus, il existe ici ce qu'ils appellent en créole les "chanté Noël". Ce sont des chants de Noël remixés en version zouk, créole, ragga, c'est assez énorme.. Dans mon quartier, on y a droit à peu près toute la journée, papa noël en boucle, dans 12 versions différentes. Là où je connaissais les chants de Noël calmes, doux, genre berceuse, ici c'est tout le contraire. Ils les mettent à fond toutes ces varietés de son donnent presque envie de bouger son bassin et de chanter à tue-tête!
C'est un peu fatiguant à la longue mais ils en raffolent ! Du coup, je me mets à chanter toutes ces catastrophes musicales, avec eux!
Il y a même certaines chansons où les paroles sont réécrites type "vent frais, vent du matin", ou "vive le vent, vive le vent", car les paroles ne représentent rien pour eux.

Ha la magie de Noël..

Même au boulot on se prépare à faire la fête.
Durant toute une journée, les patients sont conviés avec leur famille à se réunir autour de multiples activités, chacune en lien avec les diverses professions du centre et adaptées à la déficience visuelle.
Il y aura également un gouter, un concert, bref, la grosse fête de fin d'année.
C'est chouette car cela va être l'occasion de voir tout le monde, que les patients fassent connaissance et que les parents puissent échanger avec nous  mais aussi entre eux.
Et comme le centre est ouvert aux déficients visuels de 0 à 60 ans, il y aura vraiment tous les âges, ça va être marrant.
Tout est organisé par l'équipe éducative, puis chaque professionnel doit faire un jeu, une activité, réellement en lien avec sa spécificité. Pour nous les psychomots, ce sera parcours psychomoteur!! comme c'est original..
En tous cas, c'est chouette pour les patients et leur famille, ils pourront ainsi encore plus se familiariser avec le SESAM (nom du centre), et en voir l'utilité et l'intérêt de chaque prise en charge.

Sinon la saison des pluies est bien installée et avec elle l'invasion de moustiques, moucherons, scarabées, mouches, fourmis géantes volantes.. Notre terrasse est infestée et nous sommes presque obligés de manger sous une moustiquaire géante afin d’éviter d’ingérer les insectes en même temps que notre repas !
Mais cela fait parti du charme des pays exotiques ! et la pluie fait beaucoup de bien, elle rafraichit l’air de quelques degrés ce qui n’est pas négligeable.
Le potager que nous entretenons avec Caro, ma coloc, ne s’en porte pas plus mal non plus. Les tomates rougissent enfin et les concombres poussent à une allure folle.
En ce qui concerne nos arbres fruitiers, les avocats, dont la taille stagnait depuis mon arrivée, sont enfin entrain de prendre du volume ; les régimes de bananes ont repris leur production et les caramboles pleuvent. C’est top ! Il suffit juste d’aller manger les dessert sur l’arbre..
Il est si facile d’être heureux ! C’est carrément le livre de la jungle, Baloo et Baguera en moins.

Je suis contente aussi car niveau boulot les choses évoluent bien.
J’ai monté avec des collègues un groupe d’initiation au catamaran pour certains enfants/ado (autonomie, nouveaux repères spatiaux, responsabilités) et avec l’orthophoniste nous allons créer un groupe théâtre autour de l’expression corporelle, verbale, du lâcher prise, de la confiance en soi, ect.. J’ai hâte que cela prenne forme, on a plein d’idées, ça va être canon !

Tout va toujours très bien dans le meilleur des mondes et si je ne vous ai pas avant les fêtes, je vous les souhaite bien bonnes à tous !! Portez-vous bien et régalez vous !

Je vous embrasse